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Music is my Aeroplane

L'aventure continue

le 28/07/2008 à 15h32

J'arrête ici, je continue par là... sous un autre angle.



Ciao bambino

Tu me manqueras Serge

le 28/03/2008 à 22h01

Comme vous vous en doutez, vu que j'écris c'est que je spleene. Cette fois-ci c'est pas énorme, mais quand meme.


J'ai fini les cours a l'iut. La s'maine prochaine, partiels et apres stage. J'poserai plus jamais mon cul sur une des chaises d'une de ces salles trop ptites dans l'expectation du Cours que j'attends toute la semaine, du Prof que j'attends toute la semaine. J'verrai plus ces vieilles gueules qui m'sont aujourd'hui chères, j'me prendrai plus des capos a la contrée avec les tapeurs de carton...


Chui un putain de nostalgique de merde. Mais c'est comme ca. J'aime pas la fin des choses. J'crois que les choses que je prefere (mes livres, mes cds préférés...) me rendent triste lorsqu'ils prennent fin, et surtout parce qu'ils prennent fin. Pourquoi ce qui est Bon dans la vie a forcément une fin? Ya pas d'justice dans ce monde. Je developperai ce point dans un autre chapitre consacrée a ma vision marxiste de la société juste ^^.


Ct'iut, meme si jl'appréhendais, m'a vach'ment apporté. Il a fait que j'ai pas eu vraiment de vie pendant ces deux ans ('fin surtout la deuxieme en fait), mais ca m'a occupé l'esprit, ca m'a fait prendre vach'ment confiance en moi et surtout ca m'a ouvert une voie dorée de la connaissance, ca m'a redonné ce gout, cet appetit. Ca j'le doit principalement aux cours d'éco de Serge Walery, ce type est une encyclopédie vivante et avec une vivacité intellectuelle déconcertante, j'vous jure, il est impressionnant. J'pense que l'année prochaine jvais essayer de squatter les cours d'actu qu'il donne dans la semaine (c'est extremement interessant, il nous donne toutes les clés de compréhension de tout ce qu'on propose (genre la situation du Tibet, genre la crise des Subprimes...)). Mais ca va me manquer de plus l'avoir toutes les semaines en éco. Bref. J'ai le blues.


Mais j'revois Raph, demain c'est ses 20 ans, et si il passe son année, on s'ra dans la meme promo l'année prochaine...

Salut tout l'monde!


Ca fait un bail que j'ai pas eu un week end pour moi (comprenez que j'vais avoir le temps de faire autre chose que travailler ^^), du coup j'en profite pour donner de mes nouvelles, en plus, j'ai un besoin d'libérer des choses qui sont a l'intérieur de moi en c'moment.


J'arrive a une fin de cycle (j'finis les cours a l'iut dans deux s'maines, plus une semaine de partiels et apres, stage), et comme d'hab, ca m'fout le spleen. Ca fait d'ja bien trois semaines que c'est arrivé. J'arrive le lundi matin pis j'me dis que ces putains de profs que j'ai eu, j'les aurai plus, que tous ces gens sympas et surtout super interessants, j'les reverrai plus... Et l'aut' jour, Antoine (un pote millavois (de Millau quoi ^^) de l'iut) me d'mandait pourquoi j'spleenais (oui j'arrive a en parler en vrai maint'nant, merci a vous), et j'lui disais que c'etait par flemme, parce que j'sais que j'vais devoir m'réadapter a un nouvel univers et qu'ca m'fait chier parce que j'étais bien la. Mais j'pense pas que ce soit fondamentalement la vraie raison, que j'ai découvert ya une semaine. On était en Simul'off (un putain de truc qui dure sur toute l'année ou on bosse en groupe sur un projet d'aménagement fictif, le genre de truc qui te prend 5h par semaine...), et j'étais tout seul avec Marjo (une pote Stephanoise) dans la salle, et elle me demandait ce que j'allais faire le samedi soir qui venait, j'lui ai repondu "bah jvais répeter avec mon groupe" (en fait ya pas eu repet, chui allé au cinoche avec Cécile et on a vu le dernier Gondry qui déchire sa race, bref), puis elle me demande ce que j'allais faire le vendredi soir "bah chui trop fatigué le vendredi soir, je dors" (c'est vrai, j'fais pas mal de route et j'ai toute la semaine dans les pattes, chui crevé de chez crevé), et donc la elle me fait "mais tu sors jamais?" "bah euh... nan" "tu vas jamais en boite ou voir des potes?" "bah les boites, ca m'branche pas pis mes potes, j'en ai pas bcp et ils habitent chez papa maman donc bon...". Et la j'me suis apercu d'une chose : Je suis un handicapé des relations sociales. J'sais pas faire la fete, donc je la fais pas (et ca me manque pas, généralement ca m'branche pas trop les fetes, d'un pur point de vue d'envie j'veux dire), et meme en général, chui qqun qui peut n'avoir que tres peu d'amis mais savoir qu'il peut compter sur eux, 'fin, c'est en ayant tres peu d'amis qu'ils le deviennent, et apres c'est clair que j'entretiens des relations "faciles" avec plein de monde (toute ma promo par exemple), chui devenu un peu une star a l'iut, on me prend pour un grand intellectuel (ce que je dement fort bien, bien sur ^^), a mon avis en grande partie parce que j'suis le seul a comprendre les cours d'éco, et pis deux ans avec une soixantaine de personnes, meme en évitant les soirées, t'es forcé de connaitre assez bien pas mal de monde.


Le probleme arrive ici. Ya des personnes de l'iut avec qui j'ai lié des liens un peu plus forts qu'avec les autres et ces gens la vont (re)partir aux quatre coins de la France (yen a meme qui partent au Québec) pour leurs études (moi j'reste sur Aix-Marseille, pas le choix, chui pauvre pis j'vais en fac donc bon...), et du coup il va plus me rester que Pierre, Gael et Niko, et ca m'fait un peu peur parce que ct'année par exemple, on s'est tres peu vus et j'ai compensé par le fait d'avoir tout le temps Cécile pres de moi et d'avoir l'iut (c'est putain de bon d'arriver le matin et de dire bonjour a tout l'monde, de s'raconter les folles histoires qui nous arrivent, les expériences, les blagues, de jouer aux cartes, de raler sur les notes, les profs...). A la fac, j'ai peur dn'etre qu'une goutte dans l'océan (en meme temps, jm'en fous un peu de l'année prochaine, j'y vais pour le diplome, mais bon). Normalement, l'année prochaine, Gael devrait etre sur Aix aux Arts et Metiers si il réussit son concours et du coup on s'ra tous sur Aix-Marseille et on aura tous un peu plus de temps, donc on pourra ptet plusse se voir. J'espere, surtout que Gael a Aix, ca va etre énorme ^^ (Gael est un phénomène en milieu urbain, il a pris le métro pour la premiere fois ya un mois...).


Franch'ment, ca va m'faire bizarre de plus v'nir a l'iut tous les matins, de pas blaguer avec les profs dans les couloirs, et surtout a mon avis, de pas jouer a la contrée entre midi et deux...


J'pense que tout ca explique aussi pourquoi chui super attaché a ma famille, et que j'ai pas envie de partir d'ici, parce que c'est ici que chui enraciné, que j'ai mes vrais amis et ma famille. Ca m'empeche pas de vouloir voir le monde, mais certaines personnes comprennent pas que j'veuille vivre ici. Si j'trouvais des inconvénients assez profonds, ptet que j'reconsidererais mon choix (qui n'est pour l'instant, sans conséquence d'ailleurs), mais franch'ment, ici, c'est l'endroit qui se rapproche le plus du paradis sur terre (de ce que j'en ai vu).


Bon, bref, j'ai réussi a sortir ce que j'avais sur le coeur et ca m'fait du bien de prendre du temps pour écrire un article, alors j'en profite également pour demander de vos nouvelles a tous, vous qui lisez mon blog et qui savez que j'vous connais, j'ai pas toutes vos adresses mail et ca fait longtemps que j'ai plus le temps de lire des blogs (avoir le temps de rien faire ca va me manquer aussi je sens ^^).


Portez vous bien.

PS: Et une jolie tour de Zaha Hadid prévue pour Euromed a Marseille en photo

My friends are so different [RHCP]

le 11/02/2008 à 11h57

J'arrete pas d'jouer et d'écouter c'morceau en c'moment, depuis que mon pere m'a filé son ancienne gratte (il a recu une Martin 000 super jumbo en acajou massif du coup il a m'a refilé sa Lag Primavera), c'est pas fastoche mais ca d'vient vite obsessionnel. J'ai toujours adoré ce morceau, ca sent la sincérité et ce putain d'arpege pete vraiment sa race, ca donne une telle ampleur au morceau (c'est ca qui manque au paysage musical actuel, des bons musicos qui s'éclatent vraiment (et pas avec des chinema) bref). Ca tombe bien parce qu'en c'moment j'ai l'temps de voir tout l'monde, Niko, Gael et Pierre, ca fait plaiz', c'est d'plus en plus rare. Plus ca va (et moins on se voit), plus j'ressens ct'émotion qui m'dit qu'ils resteront au panthéon de mes meilleurs potes. J'veux pas du tout dire par la que j'pense que c'est fini, bien au contraire, si Gael réussit son concours pour les Arts, il viendra a Aix et moi j'aurais 3 jours de cours par semaine, on pourra s'voir vach'ment plus souvent et j'ai pas d'opportunité de bouger d'ici (j'en ai pas l'envie non plus), donc c'est bien parti pour que ca dure encore un moment. 4 ans, ca fait 4 ans que j'les connais, qu'ils me font marrer comme pas possible, qu'ils sont exactement ce que je cherche comme musiciens... 4 ans d'puis ces aprems a la cabane sur le terrain d'un pote ou ils passaient leurs aprems a fumer et ou j'apprenais a les connaitre. C'est pas des gens facilement apprivoisables ^^, il m'a fallu bien un an avant d'etre vraiment bien avec eux, 'sont bien cons quand ils s'y mettent, mais c'est ca notre force, on prend tout avec dérision, on est super rarement au premier degré. Si j'regarde a quoi j'tiens dans la vie, c'est assez restreint ('fin de mon point de vue, apres j'suis surement pas objectif), ya Cécile, ma famille et ces trois cons (dont un fait partie de ma famille ^^), ca fait meme pas 10 personnes. J'aime ces ptits comités, parce qu'on connait vraiment les gens. J'deteste ces soirées ou ya 30 personnes et ou t'en connais pas deux, les gens sont si hypocrites, on dirait qu'ils ont qqchose a prouver, que c'est une competition... Quand chui avec ces trois cons, j'me sens libre, libre de tout dire, de tout faire, j'me prend pas la tete, j'reflechis pas a c'que j'dis ou fait... C'est tres rare ces moments-la.



En plus tout ca coincide avec le fait que pour moi l'IUT c'est bientot fini. Six semaines apres les vacances et apres c'est le stage. P'tain j'aurai passé deux ans avec cette bande de bras cassés... Ca fait bizarre de les quitter maint'nant, c'est comme si t'avais pas pu profiter a fond d'un truc avant qu'il s'en aille, ya plein d'gens que j'aimerais mieux connaitre, plein de trucs dont j'aimerais parler avec des gens de l'iut... Vous savez on est un département décentralisé donc en fait ya que les premieres années, les deuxiemes et les licences pro dans le batiment et on est un peu dans un quartier enclavé donc ca noue des liens vach'ment forts, c'est c'que j'disais, on fait pas style a l'iut, on apprend a connaitre les gens, et ya pas d'competition, on est tous la pour s'entraider, et j'peux vous dire que quand yen a un ou une qui s'la joue et qui reste en dehors du jeu, il ou elle se retrouve tout seul toute l'année, parce que ca marche dans les deux sens. Pis j'ai rencontré tellement de gens des quatre coins de la France, et autant de points de vue... Il faut que j'chope leur numéro a tous, si un jour j'passe pres d'chez eux, j'viendrai les saluer. Si vous etes en fac vous d'vez rigoler, mais c'est vraiment fort c'qui s'passe dans mon département, on est que 150 vous savez, on connait bien les profs et plein d'ragots sur tout l'monde...



Ah la fac... J'vais y passer une année sabbatique les deux semestres prochains. On va voir c'que ca donne, mais devrait y avoir des poteaux de l'iut qui m'suivent dans cette filiere (AES ^^), j'ai envie d'voir mes week-ends agrandis de qq jours, de pouvoir glander autant qu'je veux etc etc.



Bon allez, j'vous laisse, j'vais jouer d'la gratte. My friends are so different...

My road trip

le 02/01/2008 à 17h36

Hey! J'vous dirai pas bonané mais le coeur y est! J'imagine que vous avez (comme moi) enfin réussi à digérer le repas d'ya deux jours (putain d'raclette de ouf malade), vous etes donc en grande forme pendant ces vacances Ô combien attendues (bon, a part pour les glandeurs d'la fac qui ont bénéficié de plusieurs semaines de vacances à mi-parcours... bref).


J'voulais vous parler d'un truc qui m'trotte dans la tete depuis un bon bout d'temps, un des reves dont on s'demande s'il va un jour pouvoir se concrétiser, mais en tout cas le voila : Me faire le tour des Etats-Unis en bagnole (oui, parce que si on pollue pas, ca fait pas tres américain...), avec mon chapeau de cow-boy en paille sur la tete, une paire de Ray-Ban sur le nez et une belle chemise à carreaux sur le dos. Chui conscient qu'ca fait hyper cliché mais si les conditions sus-cités ne sont pas réunies, ca pourra pas l'faire. Je sais pas pourquoi mais ca m'fascine ce pays, meme si j'pense (comme beaucoup d'francais) que politiquement et ideologiquement c'est un pays de cons, ya une telle richesse des paysages, des ambiances, des populations... Tout ca c'est véhiculé par les films que j'regarde, la musique que j'écoute... J'ai envie d'voir SF, NY et Chicago, j'ai envie d'voir aussi les arrières pays à la Garden State ou Lonesome Jim (speciale kassdédi a tu sais qui), j'ai envie d'traverser des déserts, de me retrouver dans des immenses forets, de voir les grands lacs, j'ai envie de voir le Texas, le Nouveau Mexique, le Colorado et tout ces paysages de western dans lesquels je baigne depuis tout ptit (merci papa). J'ai envie de traverser le mississippi dans un bateau à aubes, j'ai envie d'aller voir un concert de blues en Alabama, d'assister a un concert de country à Nashville, d'aller voir un d'mes groupes préférés à Chicago (yen a tellement), de rouler sur la route 66, d'aller au 742 Evergreen Terrace à Springfield... J'ai envie d'sentir vraiment ce que c'est que d'être américain quoi.


Cliquez sur la carte pour voir en détail mon super voyage de la mort qui tue. J'ai mis l'echelle pour que vous calculiez un peu les distances (sachant qu'à 130km/h on met 3h51 pour faire 500km).


Qui m'aime me suive...

Mais quand reverrai-je...

le 23/09/2007 à 11h42

J'savais que j'tiendrais pas. Le spleen l'emporte toujours. 'Font chier ces Doves aussi... J'ai b'soin d'parler et ya personne qu'est la pour m'écouter. J'craque et j'blogue.


J'arrete pas de changer, de me retrouver dans des nouveaux univers, et de me sentir incapable d'y survivre. J'me suis bien installé avec Cécile pourtant, j'commence a m'habituer a Marseille, mais en cours ca va moyen, j'ai pas envie d'faire cette année, 'fin si, mais je sais que ca va m'prendre la tete. Pis ya les potes... On voit Gael que le samedi soir (a partir de 21h), Pierre peut pas m'emmener quand il va a Marseille, Raph a changé aussi... Jme sens super seul, heureusement que j'ai Cécile, mais j'ai b'soin d'avoir des bons potes avec lesquels jvais au ciné, j'sors, je fais l'con etc. J'ai b'soin d'vivre ma jeunesse et j'ai l'impression de pas pouvoir. Ou de pas vouloir.


En fait, j'ai l'impression (et c'est pas qu'une impression) que c'est fini, qu'ici (chez mes parents), ce s'ra plus jamais "chez moi", que mon adolescence est finie, que j'ressentirai plus jamais cette satisfaction de farniente, que je me gèrerai et que j'deviendrai adulte. Ca m'en donne les larmes aux yeux, j'ai l'impression de pas avoir assez profité de mon adolescence, de jamais avoir été inconscient, de n'avoir jamais été plus loin que moi meme. Et partout autour de moi je vois des gens qui ont des histoires a raconter, des supers souvenirs. Et quand je regarde en moi, jvois rien. J'ai l'impression d'pas etre adaptable a la société dans laquelle je vis, qu'ya (ou avait) pas d'place pour moi. Si on me demandait de me décrire, je saurais pas donner trois adjectifs, j'suis incapable de dire qui je suis. Tout a l'air si irreversible, si figé. Et j'ai tellement de mal a m'arracher des racines familiales, jpourrai jamais je crois. J'ai eu des vrais potes qu'a partir du lycée (et encore), ma famille c'est vraiment qqchose qui prend une part enorme dans ma vie.



Mais quand reverrai-je, de mon petit village

Fumer la cheminée, et en quelle saison ?


[Joachim du Bellay] Les Regrets - 31 (1558)

J'vis quelque chose de bizarre. Je suis nostalgique. Ca faisait longtemps. J'vais mettre un pied de plus en dehors de ma maison, jprends un appart a Marseille avec Cécile. Mais c'est pas ca qui m'rend presque spleenant.


Les reves n'me trompent jamais. J'ai revé de vous, de ceux que j'aurais aimé rencontrer, de ceux que je craignais le regard tout en souhaitant l'échange. Ceux qui m'ont changé. Ce blog m'a changé. J'ai changé. Le temps ne s'arretent pas mais on le ralentit en créant des périodes. J'ai choisi d'arreter ce blog parce qu'il raconte ma vie, celle qu'elle était avant. Jveux pas le perdre alors je ne le ferme pas, mais j'posterai plus rien dessus. Jvous oublie pas non plus, mais j'ai plus la meme relation avec vous. Et je pense qu'un jour on se verra. Parce que partout ou j'irai, il y aurait l'un de vous pas loin et ce s'rait con de passer a coté...


J'pourrai jamais oublier certains moments de cette période, des moments qui sont reveillés par un album, un souvenir, un sentiment qui ressurgit. Vous m'avez aidé a etre moi. J'aime ce que je suis devenu. Jvous en remercie vraiment énormément. J'ai du mal a mettre des mots sur ce qui se passe dans ma tete, c'est confus et j'arrive pas a l'exprimer autrement.


Jvous aime.

'Sont chiants ces musicos...

le 17/06/2007 à 21h01

Tout d'abord, jtiens a exprimer mon soulagement par rapport aux legislatives, on s'l'est pas trop pris dans la gueule quand meme. J'tiens a saluer les amis havrais qui font passer le PC à 57%, j'suis assez attristé pour Gardanne qui passe a droite (ca fait de la peine pour une ville qui a une avenue Lénine...), mais bon, dans l'ensemble, la gauche sauve les meubles. Meme si la droite a la majorité absolue. Proute bande de nazes.


Bon, la j'vais parler de musique encore (je préviens, je sais qu'yen a qu'ca emmerde ^^). Ouais parce qu'on repete plus en c'moment, a cause du bac de pierre, des exams de niko, des TPE de gael... Ca m'saoule grave parce que samedi on repete encore pas a cause de gael. Bref. Samedi yavait un "festival" d'art a St Max (organisé par l'assoc qui nous prete les salles) et on y allé avec Niko, yavait une ptite scene le matin avec les eleves des ateliers de musique (Pierre faisait la sono, j'ai tout bien regardé comment qu'il faisait, pour copier :p), c'était bien sympa, mais si on avait joué c'aurait été mieux ^^. J'ai pas trop eu le temps d'aller voir les expos de peinture, on est revenus que le soir, pour les concerts. Yavait un super groupe de blues, un groupe de ska-rock (j'peux rien dire, d'dans ya les profs de l'assoc  ^^) et un groupe de pop italien (avec le jumelage des villes) qui était assez chiant. On s'est bien marré a critiquer tout l'monde tout l'temps. On a eu l'droit a des TNT (prononcez ti-ène-ti et  comprenez motards de harley), le vieux poivrot du village qui s'est ramassé et pour qui on est allé chercher les pompiers. C'était pas terrible dans l'ensemble. 'Fin j'ai vu Raph avec sa copine quand meme et pis Pierre qui parlait avec une fille!!!, du coup chui allé voir, mais en fait yavait son copain juste a coté ^^. On délire pas mal avec Pierre, c'est marrant comme on est trop asociaux et fiers de l'etre. C'con va aller en école d'ingé son l'année prochaine. Ya la moitié des gens que j'connais qui veulent faire ca et c'est l'seul qu'a réussi a entrer dans une école (ca coute la peau du cul).


Voila et donc vu que ce con (j'aime l'apeller "ce con" vous avez remarqué?) commence a bien connaitre le gérant du magasin d'musique de St Max et que ce dernier co-ouvre un espece de café-conc' a St Max et qu'il tient personellement a ce que les groupes de jeunes du coin y jouent, on a un ticket ^^. Ce s'rait méga cool quand meme, avoir un lieu pour jouer tous les deux-trois mois... On s'ferait un nom et un public a force. J'en reve depuis longtemps. Vous pouvez pas savoir a quel point c'est chiant d'voir que des groupes qui font des trucs nazes (ou pas du tout innovants) cartonnent dans les villes alors qu'a la campagne, pour pouvoir passer en public dans des conditions correctes et avec un public, c'est extremement difficile ; alors devenir connu... Bref. Chui content, ca devrait etre pret d'ici quelques mois (pour cet été ce s'rait génial). Et sinon, on a un plan (qui me vient de Raph (donc pas tres fiable ^^)) pour jouer dans un café-conc' pareil a Brignoles (c'est l'deuxieme patelin du coin apres l'mien quoi ^^) pour le 6 juillet, et le 7 on a un autre concert pour le marché nocturne de St Max. Ca va bouger cet été !


J'me fais souvent des ptites reflexions personnelles sur la musique (et particulierement les groupes qui font des trucs déja vus et qui sont populaires) et j'me suis dit que c'était pas sain de vivre dans le passé tout l'temps. C'qui a été fait l'a été. Il faut l'avoir connu, l'avoir en tete, y prendre ce qu'on aime, ce qui semble intéressant et constructif, mais re-faire, non. A quoi ca sert? Ca a déja été fait. J'dis pas qu'il faut etre un génie d'inspiration tout l'temps, ya des fois on a envie de faire des trucs tres "académiques" (comme un ptit rock'n'roll), mais bon faut pas faire que ca. Ou est la création dans tout ca? Le revival j'trouve ca chiant. Bon, l'BJM sont l'exception qui confirme la regle, mais ils sont mus par un si grand génie musical, qqun qui arrive vraiment a ressentir une tres grande partie des pulsions des musiques dont il s'inspire et qui arrive aussi a les retranscrire (et a les transformer) de facon magnifique. Bref. C'est injuste quand meme. Quand on s'casse le tronc pour faire de la musique "neuve", on s'marginalise presqu'obligatoirement.


Fuck.

(photo: voila de quoi je veux parler)

Aah qu'ca fait du bien d'plus avoir de partiels, de plus avoir de cours nazes, de plus voir ces tetes de cons (nan en fait yen a plein que j'aime mais c'est juste qu'au bout d'un an... ^^). Chui en stage la tout l'mois d'juin au service Politique de la Ville de mon patelin. C'est coolos. Pis hier chui allé a Aix, chui passé a l'iut voir mes notes (ouais parce que ces rats, ils t'envoient les notes que si tu laisses une enveloppe timbrée), ca va ^^ : 20 au partiel de maths fi (meilleure note de la classe bien évidemment), presque 16 en anglais, 14 en droit... C'est (tres) bien parti.


A part ca, a Aix yavait une expo d'art contemporain. J'y ai cru (j'aurai ptet pas du). En fait ca avait pas bcp de rapport avec le contempo, yavait un peu d'abstrait, beaucoup de figuratif et pis beaucoup de trucs nazes. Yavait quand meme des trucs bien. J'ai kiffé quatre ou cinq trucs (yavait 150 artistes ^^), mais bon pour 3€ ca va. Surtout vu le prix des tableaux (rien en dessous de 500€ (meme pour un truc de 30X30). En fait c'qui m'a vraiment choqué dans cette expo, c'est qu'les artistes étaient la pour vendre, yavait aucun type dans la lune, 'fin yavait aucun artiste vraiment artiste. Ca m'a décu, jm'attendais a voir des types mal rasés, habillés a la mode URSS des années 70 et en fait non...


Et pis j'suis a fond dans Asimov en c'moment. Fondation est vraiment un truc de fou. J'adore. En gros, a chaque fois ya des types d'une planete qui se trouvent dans une putain de crise (genre ya l'Empire qui veut les exterminer et ils sont a un contre dix quoi...) et a chaque fois ils s'en sortent avec la classe, genre le type hyper tranquille et tout alors que sa planete peut etre détruite a tout moment... C'est extremement jouissif de voir qu'ils sont hyper surs d'eux. Et pis ca fait plaisir ce genre de bouquin, ya une immensité de trucs qui ont été pompé d'Asimov. En meme temps, c'est 1951 et c'est l'bouquin qui fonde l'Empire Galactique. Genre les Arcturiens (dans Le Monde du Fleuve de PJ Farmer), l'hyperespace, l'Empire, le Conseil, la planete-ville capitale de l'Empire (Star Wars) et pis aussi tout c'qui est boucliers personnels (Dune), sans parler des fusils lasers et toute la clique d'astronefs... C'est toujours un plaisir pour moi de plonger dans ces racines qui sont a l'origine de ce que j'adore et de comprendre ainsi tous les clins d'oeil.


Coté musique, chui a fond dans Common en c'moment,  rappeur chicagoan, humaniste, tres en dehors des clichés américains habituels. Son instrumental est tres soul, et pis il a un super DJ, vraiment dans l'genre que j'adore, pas de rythmes techno, pas de trucs qui prennent trop la tete et trop répétitifs, mais plein de sonorités hyper recherchées (sur le premier morceau de Be (du meme nom), ya un son vraiment énorme), pis les paroles sont franch'ment bien, 'fin faut les lire : It's your world , en plus dans ce morceau, au milieu, on entend des voix de gamins qui disent leurs reves du genre "i wanna be a rockstar", ca donne de la profondeur, de l'originalité et aussi beaucoup d'autenticité au morceau, c'est tres humain. J'adore ce type. Et il parait que son nouvel album (a paraitre fin juillet) va etre un chef d'oeuvre du rap. Jvais suivre ca de pres... En tout cas allez jeter une oreille a ce Be, vraiment génial.


Cette image est vraiment super j'trouve (bon, c'est ptet parce que ya les trois personnes que j'respecte le plus dans le rap (manque plus que les Beastie Boys ^^)). DirtyDre sur deviantart.

Mon auto-socioanalyse urbaine

le 06/06/2007 à 20h58

Jvous avais dit que j'vous mettrais mon auto-socioanalyse urbaine (que j'avais fait dans le cadre des cours d'ethno), j'ai eu 13 d'ailleurs a c'devoir. Voila, jvous laisse déguster cette ptite histoire :p

 

Ma relation à l’urbain a été rythmée par les déménagements successifs de mes parents. J’ai grandi à l’est de Paris, en Seine-Saint Denis, dans une banlieue pavillonnaire. J’ai eu très peu l’occasion d’utiliser les transports en commun, l’offre étant quasi inexistante dans l’intra urbain et n’ayant pas la possibilité de me déplacer en région parisienne seul, à cause de mon trop jeune âge. J’ai vite acquis les notions de quartiers dangereux (où les jeunes nous coursaient quand on passait devant), d’espaces publics (les parkings ou les parcs où on pouvait faire du vélo en famille) et de banlieue (par rapport à Paris, où je me rendais souvent pour voir de la famille). Paris était un peu comme le centre du monde dans mon imaginaire d’enfant, mais un centre pur, sans centre commercial, ni usines, ni autoroutes, ni même d’écoles ; choses que je n’apercevais ou n’utilisais qu’en dehors de la ville. Paris était pour moi la ville des monuments et des musées, une ville d’histoire et de culture. Je ne me souviens pas être allé une fois à Paris de nuit, mais dans ma banlieue oui, souvent, pour les cours de musique que je suivais, pour aller voir des amis, qui habitaient pour la quasi-totalité en banlieue. Mes parents ont par contre cultivé un goût pour la campagne et nous sommes partis sur toutes les routes du sud de
la France (terre d’attache de ma mère), de l’Aquitaine à la Côte d’Azur. Je n’étais donc pas vraiment urbain.


           



Et puis à l’âge de sept ans, ma mère a réussi à être mutée (mes deux parents sont fonctionnaires) à Marseille. Nous avions un appartement à la Caserne des Douanes (dans le 3e arrondissement). Mes représentations et mes modes de vie ont été un peu chamboulés. D’abord parce que mon père est resté 6 mois en banlieue en attente de sa mutation, parce que nos finances ne nous permettaient pas de nous comporter en urbains, et puis parce que la Caserne était un endroit très fermé, où j’avais presque tous mes amis et tous les collègues de mes parents. J’ai quand même pu me frotter aux autres couches sociales du quartier à l’école (même si les fils de douaniers y étaient nombreux), où on m’a plutôt bien accepté, même si on me considérait comme « le parisien » et que je cultivais cette différence, et au centre aéré (composé presqu’uniquement d’enfants issus de milieux populaires). C’est à cette époque que j’ai appris à prendre le métro, à rentrer tout seul de l’école ou de chez mes camarades, d’aller au supermarché seul aussi. Je ne me souviens pas avoir beaucoup voyagé cette année là, les week-ends, nous restions à la maison, peut être à cause du souci financier. J’ai aimé Marseille, pour sa chaleur, pour la joie de vivre qu’elle dégage et j’aimais me promener dans les rues du centre ville. Mais j’ai vite trouvé Marseille étouffante, par le trop plein de monde, de voitures, de choses à voir ; mais le fait d’y habiter a exacerbé ce sentiment, parce que je ne pouvais pas m’ « évader ». Je ne me suis jamais vraiment senti marseillais, la Provence rurale m’a toujours été plus familière que la Provence urbaine.


 


Au bout d’un an à Marseille, mes parents ont finalement trouvé une maison dans la campagne du Haut Var, à St Maximin. La maison est située sur une colline qui surplombe le village et les plaines et est entourée de maisons semblables. Les habitants du quartier venaient pour la plupart de Marseille comme nous, mais pourtant, nous avons eu du mal à nous intégrer dans le quartier, et encore aujourd’hui, nous sommes brouillés avec plusieurs voisins. Cet endroit était vraiment celui qu’il me fallait, j’ai toujours aimé la campagne et être en contact avec la nature. A l’école, je me suis relativement bien intégré, puisque presque tous n’étaient pas des natifs de la ville (qui a connu un triplement de sa population en trente ans), mais je restais tout de même « le parisien ». J’ai pu reprendre des activités sportives et culturelles, mes parents avaient plus de temps libre et les problèmes financiers se sont allégés. Vu l’inactivité économique et commerciale de la ville, nous étions contraints de nous rendre à Aix ou à Brignoles pour nos activités, pour nos achats etc. J’ai donc été habitué aux trajets en voiture mais mes parents ont toujours cherché à ne pas délaisser St Maximin au rang de ville dortoir et nous avons participé à nombre d’activités proposées par la ville. Déjà, nos vacances aux quatre coins de la France reprenaient et nous rentrions souvent à Paris pour voir la famille et les week-ends, nous les passions en promenades dans les environs où à la maison en travaux de jardin ou en sport. Il m’arrivait souvent de trainer en périphérie de la ville avec mes camarades, près de la voie ferrée etc., en quête d’une chose intéressante à faire ; mais le fait est qu’en dehors des propriétés privées, il n’y a pas d’activités à St Maximin. J’ai donc appris à minimiser l’impact de la ville sur ma vie. Mais avec la fin du collège approchant, mes besoins sont devenus importants et je me rendais souvent à Aix pour des achats, principalement pour la culture, inexistante à St Maximin. Mes parents ont commencé à m’envoyer à l’étranger pour les vacances, j’ai vu Londres, Dublin, Galway et Séville et j’ai donc pu voir d’autres villes, d’autres modes de fonctionnement. J’ai tout particulièrement apprécié les villes irlandaises, beaucoup moins prétentieuses que Londres qui m’a agacé et j’ai aimé Séville pour sa qualité et son éclectisme architectural


 



Et puis pour m’éviter mon lycée de secteur (qui compte parmi les plus médiocres de France), mes parents, pourtant républicains convaincus, m’ont envoyé dans le privé à Aix. Je me suis tout de suite rattaché aux St Maximinois de la classe, pour faire face aux aixois bourgeois. J’ai eu un ami à cet époque qui a été mon premier véritable ami et qui l’est toujours, on découvrait la ville ensemble, je la connaissais un peu plus que lui, on vagabondait, on cherchait et puis on rentrait en bus dans notre campagne le soir. Malgré mon ami, je préférais découvrir seul, me promener seul… J’ai voulu être comme les urbains, j’ai donc essayé de faire comme eux, de m’acheter les mêmes habits, d’avoir les mêmes habitudes, mais je n’avais pas leurs revenus, j’ai donc du très vite revenir à mon mode de vie propre. Et finalement, je n’ai eu que très peu d’amis aixois, presque tous venaient de la campagne. Je ne retournais plus à Aix le week-end, mais j’allais voir mes amis. Et puis j’ai commencé à apprendre la basse, et presqu’en même temps, avec un ami de lycée guitariste, mon frère (guitariste aussi) et un de leur amis batteur, on a fondé un groupe de rock. Ca prenait tous nos week-ends. Je me suis rendu assez souvent à Toulon pendant cette période, mais je me suis vite aperçu que cette ville était presque morte. J’ai commencé à faire une overdose d’Aix, de ses manières ridicules et je me suis remis à adorer ma campagne varoise, à aimer ses forêts où nous passions nos soirées, ses gens simples et j’ai compris qu’il ne fallait pas attendre qu’on nous crée des activités mais qu’en les créant, tout serait tout de suite mieux. Je devais mettre une ou deux fois les pieds à Aix seulement, pendant toutes les vacances d’été ; et quand j’y allais, j’étais seul ou avec mon frère.




J’ai aussi passé un été en région parisienne, coté Ouest cette fois, voir ma copine qui habite là-bas, dans une petite ville de St Quentin en Yvelines, à la limite de la campagne et de la banlieue. Je n’ai pas vraiment été dépaysé, mais j’ai été impressionné par les infrastructures de transport et commerciales et par la continuité urbaine de Paris et de sa banlieue. On pouvait (presque) tout faire, aller presque partout… Mais ma campagne me manquait.




Viens le bac et la fin du lycée, les études supérieures. Il n’était pas question que j’aille les faire autre part qu’à Aix, je ne supportais plus Marseille, ni Toulon. J’ai réussi à obtenir une chambre en Cité Universitaire à Aix, mon frère aussi. On allait habiter à Aix. C’est beaucoup plus pratique, et puis excitant un peu aussi, rester le soir à Aix, être indépendant etc. Mais il est hors de question que je passe un week-end à Aix, il faut que je revoie ma campagne et mes amis (alors parsemés entre St Maximin, Toulon et Aix), St Maximin est notre point de ralliement. Avec le temps, et la croissance démographique, la mairie a commencé des grands travaux et la ville est moins ennuyeuse qu’avant ; il n’empêche qu’on est obligés de prendre la voiture et d’aller jusqu'à Aix si on veut sortir au cinéma, au bowling, au billard etc. Et c’est la situation dans laquelle je suis actuellement.




            Ce travail, je l’ai fait d’une seule traite et sans jamais avoir besoin de vérifier les informations que je précise. Et ce parce que ce travail, je le fais continuellement et intérieurement. Travailler sur la gestion urbaine m’a beaucoup fait réfléchir sur la ville que j’ai connue, sur les villes que j’ai traversées. Ceci dit, j’ai, à la fin de ce travail, l’impression d’avoir vieilli et de parler de mon histoire comme si elle était ancienne. Et je pense qu’enfin, je peux dire qu’aujourd’hui je suis attaché à ma campagne rurbaine et que les grandes villes me font peur parce que j’aime connaitre tous les endroits intéressants d’une ville quand j’y vis ou quand j’en suis usager.


Jl'ai rendu texto comme ca. Ca fait du bien de faire ce genre de travail, de faire le point et de s'apercevoir des biais qui peuvent fausser notre analyse pour parler sociologiquement.